Dimanche 11 janvier 2009
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Qui n'a pas entendu parler du scandale " des " emprunts russes.
D'abord car beaucoup de familles furent touchées et aussi parce que cette affaire revient périodiquement sur le devant de la scène.
Fin XIX ème , la France est très affaiblie politique face à une coallition germano-austro-italienne.
Son seul appui de poids à l' Est est la RUSSIE.
EMPRUNT
1994
Le prêt par la France de sommes considérables à la Russie parait le bon moyen de rentrer dans les bonnes grâces de l' Empire. Ce dernier est peu solvable et l' Etat français le sait.
Ce sont les petits épargnants , ceux qui veulent valoriser leur petit pécule , seule retraite possible, qui vont
souscrire .
Tout le monde ira de son soutien et de sa propagande : ça ne vous rappelle rien : Panama (par exemple).
Comme le cas précédent la presse sera soudoyée pour inciter les investisseurs :
« Prêter à la Russie, c’est prêter à la France ! »
Cela ,alors même que l' Allemagne avait abandonné ce soutien à très haut risque.
Les Banques ne seront pas en reste , l'un d'elle fera même le 1/3 de ses profits avant 1914 sur ces titres.
Il n'y eut pas UN emprunt mais DES EMPRUNTS RUSSES :
d'Etat , de Collectivités, des chemins de fer, des mines, de la chimie....
EMPRUNT 1906
ON ESTIME 1/3 DE L'ÉPARGNE FRANCAISE S'Y NOIERA :
SOIT 15 MILLIARDS DE FRANCS OR
3.5 % DU PNB ENTRE 1887 ET 1913.
En 1918 les BOLCHEVIQUES par décret et unilatéralement RADIENT TOUTES LES DETTES.
Plus incroyable encore LA COTATION DU TITRE DEMEURE DEPUIS PLUS D'UN SIECLE A LA BOURSE DE PARIS .
EN 2007 le total des sommes dues est de 100 MILLIARDS D'EUROS.
Une association de porteurs continue ses actions pour recouvrer les créances ,alors même que l'Etat français a signe un accor avec la Russie. Celui-ci n'annule pas pour autant les créances des
particuliers.
Chaque détenteur possède une moyenne de
330 000 € sur la Russie.
EMPRUNT 1909
Tout ceci est un feuilleton, aux nombreux rebondissements ,et il n'est totalement terminé .
Plus d' un siècle s'est écoulé , des centaines de milliers de gens ont été ruinés et beaucoup conduits à la mort car ils avaient INVESTI TOUTES LEURS PETITES ECONOMIES.
Mes grands parents comme beaucoup , tombèrent dans le piège, c'est pourquoi j'ai un tas d' emprunts russesdans mes souvenirs de famille.
Par aqui40
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Publié dans : reflexions
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Jusqu'à l'affaire de Nice, tant la Russie soviétique que la Fédération de Russie ont avec constance refusé de reconnaître la validité de la dette contractée par l'Etat impérial qui les avait précédés - au mépris de la règle de succession (continuité) des Etats.
Mais voici que devant le TGI de Nice la Fédération de Russie prétend venir aux droits de l'Etat impérial au motif qu'elle en est l'héritière en vertu de la règle de succession des Etats; et elle demande qu'on lui attribue la propriété d'un actif dont elle prétend démontrer qu'il appartenait à la Russie impériale.
Nous disons que si la règle de succession des Etats s'applique au profit de la Fédération de Russie pour lui allouer un actif impérial, il convient d'appliquer la même règle pour lui allouer le passif impérial; et que dès lors les porteurs d'emprunts russes seraient fondés à demander la saisie de la cathédrale à leur profit en tant que créanciers de la Fédération de Russie.
La Russie dira que la question des emprunts d'avant 1917 est réglée par l'accord de 1997.
Nous disons que cet accord est interétatique, qu'il ne concerne en rien les porteurs et que l'Etat français n'a jamais reçu aucun mandat de les représenter.
Ce fait a été confirmé par le Conseil d'Etat dans ses arrêts des 21 février 2003, 31 mars 2003 et 2 février 2004 référencés respectivement 226489 , 226490 à 226510 , 236070 et 229040 qui précisent en effet "... qu’il résulte des termes des stipulations des accords [...] qu’elles ont entendu apurer un contentieux financier entre les deux Etats, le règlement des litiges liés aux créances entre les particuliers et chacun de ces Etats demeurant exclusivement de la compétence nationale ; qu’ainsi ces stipulations ne produisent pas d’effet direct à l’égard des particuliers" et plus loin "... qu'il ressort des dispositions de l'article 48 de la loi du 30 décembre 1999, qui a pour objet de mettre en œuvre les stipulations précitées de l’Accord franco-russe du 27 mai 1997, que l’indemnisation consentie par la Fédération de Russie n’a pas pour effet de rembourser les titres ni de priver leurs porteurs de la propriété de ces titres."
Le Conseil d'Etat considère donc bien que l'accord n'a pas d'effet sur les créances des particuliers. En particulier il ne les éteint pas, contrairement à ce qu'affirme la Russie.
Les seuls à pouvoir donner quitus à la Russie étaient et sont aujourd'hui les détenteurs des titres, non l'Etat français, fut-ce au travers d'un accord international.
Nos titres constituent des créances certaines, liquides et exigibles dont le paiement incombe à la Fédération de Russie en vertu de la règle de succession des Etats.
Il en résulte que si par malheur l'ACOR, qui a toute notre sympathie, se voyait privée de la propriété de la cathédrale au profit de la Fédération de Russie les porteurs seraient fondés à en demander la saisie et je n'imagine pas que les mêmes tribunaux puissent refuser demain de reconnaitre la Fédération de Russie comme héritière de la Russie impériale alors que c'est précisément ce qu'ils viennent de reconnaître hier.
Ils pourraient d'ores et déjà demander cette saisie à titre conservatoire.
Il s'agit là d'un contexte nouveau qu'il nous appartient à nous porteurs d'étudier avec soin et d'exploiter du mieux possible.
Par ailleurs, les porteurs n'ont jamais reçu aucun paiement de la Russie au titre de ces emprunts. L'Etat français à pris sur lui de lui verser une certaine somme: il s'agissait de fonds français, pas de fonds russes. Il l'a fait à titre d'indemnité du fait qu'il cessait d'accorder sa protection diplomatique aux porteurs.
Enfin, le candidat SARKOZY se disait favorable à une étude du dossier: "Ce problème est trop sensible et concerne trop de familles pour être abordé avec légèreté. Si les Français me choisissent pour être le prochain Président de la République, je ferai en sorte qu'il soit étudié avec le sérieux et la méthode qui s'imposent." (cf. sa lettre du 27 mars 2007). Il n'a jusqu'à présent pas respecté cet engagement. Il se peut que nous interrogions ses concurrents sur leurs intentions. L'Etat français a recensé 316000 porteurs en 1999, soit près de 1% de l'électorat. Avec les membres de leurs familles, ce chiffre est bien supérieur.
La Voix des Emprunts Russes
http://empruntsrusses.winnerbb.com
Bonne soirée